samedi 27 septembre 2014

Un autre extrait de " Les plaisirs de l'angélique"



Toujours des nouvelles en lecture libres sur ce site, maintenant , un nouvel extrait du roman " Les plaisirs de l'angélique".

Bonne lecture.

Fred Glesh



Aline remplit à nouveau les coupes de champagne et proposa en indiquant le canapé :
— On s’installe mieux ? Nous serons plus à l’aise pour bavarder.
— Bonne idée, approuva Valérie en se levant. Vous n’êtes pas pressé de vous coucher ?
La veille, j’aurai juré que ma réponse aurait été positive, que je n’aurais qu’un seul but, m’écarter de celle que je surnommais intérieurement à ce moment-là l’intruse pour me retrouver dans le lit avec ma tendre Aline. Mais tout avait changé, d’une façon étonnante, sa présence et la complicité qui était née entre nous trois me conduisait à vouloir faire durer la soirée. Je ne ressentais même plus de honte à avoir pris de plaisir en la regardant nue. Aline avait raison, j’en arrivais à penser que si je lui avais tout simplement demandé l’autorisation avant, elle l’aurait accepté comme si on lui demandait du feu pour allumer une cigarette.
Elles s’installèrent confortablement sur le clic-clac, chacune de leur côté, et par manque de place je restais sur ma chaise que j’avais fait pivoter pour me retrouver face à elles. La nuit était tombée depuis longtemps, l’obscurité dans ce lieu désertique s’affichait à travers les fenêtres du chalet et lorsque nous cessions de parler, un silence absolu parfois interrompu par craquement de charpente nous enveloppait.
Les jeunes femmes se lancèrent dans l’évocation d’anecdotes vécue lors de leur période de collocations, me laissant par là même un peu à l’écart de la conversation, jusqu’au moment où Valérie proposa à sa voisine :
— On fait comme avant ?
Aline posa son regard sur moi et je vis ses joues virer au rose vif. Elle sembla hésiter un instant et finalement répondit avec assurance :
— OK !
Je n’eus pas le temps d’essayer de comprendre que les deux jeunes femmes s’étaient déjà relevées et commençaient à se déshabiller. Ébahi, je les vis se mettre entièrement nues puis s’asseoir exactement à la même place. Leurs vêtements éparpillés sur le parquet, Aline et Valérie reprirent leurs discussions comme si de rien n’était. J’étais estomaqué, mais aussi fasciné par ce tableau d’une sensualité inattendue et mon regard passait de l’une à l’autre, s’arrêtant sur tous les détails charnels de leur anatomie. Qu’est-ce qui leur prenait ? Était-ce un jeu osé pour me mettre mal à l’aise ?
Et elles parlaient, elles parlaient, sans se préoccuper de leurs nudités communes. Au bout de quelques minutes, Valérie posa sa main sur son sein droit. Sans interrompre la discussion, elle se mit à le caresser, titillant du bout des doigts son téton qui s’éveilla. Je réalisais alors qu’Aline avait emboîté son pas et en faisait tout autant. Mon étonnement devant ce spectacle d’un érotisme croissant devait s’afficher sur mon visage, car soudainement Valérie s’adressa à moi :
— C’est un petit jeu entre nous, cela ne te dérange pas, je suppose ? ajouta-t-elle en riant.
Me déranger… Je commençais à me trémousser sur ma chaise. La vision de ces deux jeunes femmes nues se caressant les seins éveillait mes sens, mon sexe s’allongeait sans que je ne puisse le retenir.
— Non…
J’essayais de paraître calme.
— Un jeu ?
Aline me sourit, ses yeux brillaient de malice :
— Ce n’est pas ce que tu crois mon amour. Il n’y a rien entre nous. Nous ne nous touchons jamais. Mais le soir, quand nous étions dans notre studio et qu’il n’y avait rien à la télé, nous pimentions un peu nos conversations. Une petite habitude, c’est tout.
Valérie soupira, ses mains glissèrent le long de son ventre et son index s’aventura entre les boucles noires de sa toison pubienne. Aussitôt, Aline en fit autant et ... 

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