vendredi 12 septembre 2014

Chaude plage







Je les vis s’éloigner vers la plage, une petite bande sable encastrée entre deux coulées rocheuses mourantes dans l’océan. Agrippé à une bouée, il ne m’aurait pas fallu longtemps pour les rejoindre. Mais avec Laura, nous en avions décidé autrement. Elle nageait lentement autour de moi, contournant le petit voilier qui me surplombait.
     Nous étions une bande d’amis très soudés. Chaque année, nous passions trois semaines dans le même camping, en Bretagne. Nous usions notre temps entre baignades, soirée dans les bars ou en discothèque. Il y avait dans ce groupe Yoann. Yoann était notre breton pur souche, il connaissait tous les recoins, les bons plans dans la région et c’était une réelle aubaine : il nous avait fait découvrir cette plage protégée, totalement inconnue des touristes. La tranquillité assurée, nous pouvions parler de tout, rire et faire les fous sans déranger.
         Laura et moi étions les derniers et pour cause, les autres voulaient retourner tôt à la tente pour préparer un barbecue. Une soirée festive en perspectif, mais qui ne nécessitait pas encore notre présence. « Dix minutes de plus », et je vous rejoins, leur avais-je crié. Laura en avait fait de même, et c’est ainsi que nous nous étions retrouvés seuls à barboter dans l’Atlantique.
           Elle nagea vers moi et s’agrippa à son tour à l’amarre du bateau.
Tout en nature, maintenant qu’on la paix ! S’exclama-telle.
Stupéfait, je la vis sortir de l’eau son maillot de bain, un bikini jaune vif dont la lanière ventrale était pourvue une grosse fleur mauve. Je n’eus le temps de réagir qu’elle ajoutait :
À ton tour maintenant, tout nu !
         Laura était sans doute, enfin c’était mon ressenti, l’amie la plus proche. Nous nous connaissions depuis le lycée et avions très vite sympathisé. Elle était vive et directe, ne mâchait pas ses mots, tout le contraire de mon caractère réservé. Peu à peu, nous étions devenus de vrais complices et même si nous ne nous étions pas retrouvés dans la même promotion à la fac, nous nous retrouvions régulièrement lors de soirées étudiantes.
       Nagé nu comme un vers, l’idée m’était déjà venue, histoire de sentir complètement libre, simplement, mais je n’avais jamais osé. Et encore moins en présence d’une fille !
Mais Laura, finalement c’était différent. Je n’avais jamais eu la moindre vu sur elle, je la voyais tout autrement, telle une complice. Finalement elle me fit franchir le pas : j’extirpais mon caleçon et m’en fit un nœud autour du bras.
Alors, cela te fait quoi ? Me demanda-t-elle
C’est amusant répliquais-je, un peu comme si je me retrouvais dans une gigantesque baignoire.
          Nous fîmes ainsi quelques brasses côte à côte et au bout de quelques minutes, elle me proposa de rentrer. J’acceptais volontiers, d’autant plus que les rayons du soleil s’affaissaient sur l’océan, faisant luire les crêtes des vagues : il devait commencer à se faire tard. Laura prit de l’avance et sortie de l’eau avant moi, elle sortit de l’eau sans se rhabiller et s’allongea sur sa serviette. Je me sentis soudainement mal à l’aise,  hésitant à faire comme elle. Je m’arrêtais juste avant que mon sexe ne se retrouve à l’air libre.  Laura vit mon hésitation et me cria.
Allez vient, il n’y a pas de gène entre nous, depuis le temps que l’on se connais !
           C’était étrange comme sensation, je me retrouvais allongé sur ma serviette à côté d’elle, nu comme le jour de ma naissance. La verge posée sur ma cuisse frémit l’espace d’un instant. J’avais beau me dire qu’elle n’était qu’une amie, que nous n’avions pas de désir mutuel, mes joues me brûlaient. Je ne pus détourner mon regard de son corps, de ses seins fermes et ronds aux taches brunes qui me parurent délectables, de son ventre mourant sur un pubis châtain, des lèvres de son sexe dont je devinais le contour.
         Au moment ou je réalisais qu’elle en faisait autant, que nous étions mutuellement en train de nous découvrir, qu'elle m’observait dans tous les détails, et surtout le plus intime, je ne pus me contenir. Mon sexe s’échauffa, gonfla. Son museau s’extirpa et ma verge se dressa malgré moi. Une bouffée de honte m’envahit et je la masquais pudiquement.
Non, laisse, me dit-elle en m’envoyant un regard amusé. J’adore !
        Elle m'écarta les mains, me contraignant à lui montrer mon excitation qui devenait de plus en plus intense et ajouta.
Et moi aussi j’ai envie, fais moi jouir !
Stupéfiait, je bredouillais
Mais pas, pas entre nous voyons…
Si justement, juste une fois qui ne compte pas. On se donne du plaisir, et demain on continue comme s’il ne s’était rien passé. Cela ne cassera en rien notre amitié.
     Et elle ajouta :
Tu ne vas pas me dire que tu n’en as pas envie, il suffit de te regarder, tu n’en peux plus. Et puis moi…
         Elle glissa sa main droite entre ses cuisses et introduit son index entre ses lèvres, à l’emplacement qui me parut être son clitoris.
Et puis moi, j’en suis déjà toute mouillée, ajouta telle en caressant son intimité.
Laura ne me laissa pas le choix, un choix que j’avais fait de toute façon. Elle se releva, s’installa à califourchon au-dessus de mon ventre, et s’assit sur ma verge.
         La belle émit un crie de plaisir alors que je la pénétrais, que mon sexe s’enfonçait au plus profond de son vagin trempé. Elle ne me laissa pas faire, m’imposant le rythme de son désir, des allées et venues dans son corps. Je n’aurais jamais imaginé mon amie aussi avide de plaisir, aimant tant le sexe. Elle jouissait sur mon organe, se cambrait en haletant, émettait des gémissements à tout va. Au moment ou mon sexe arrosa de semence le fond de son ventre, un orgasme fit trembler tout son corps, et elle retomba sur le sable, souriante de bonheur.

Hummm, délicieux. Demain, tout sera redevenu comme avant, tu n’oublies pas, hein ? Ajouta-t-elle.







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